COMMUNAUTE
 

> Sur la vague du folklore...(4)
(Septembre 2005)

 

Le folklore à Paris (suite)

 

C'est la Ligue Auvergnate,“ super fédération“ qui englobe les sept départements du Massif central qui encadre le folklore. Pas étonnant, c’est la manifestation la plus visible du mouvement amicaliste. Les membres des bourrées sont souvent des présidents d’amicales et vice-versa . «Si chaque fédération devait s’occuper de folklore, on aurait, par exemple une bourrée uniquement constituée d’Aveyronnais. Ce serait la même chose avec les Cantaliens et les autres, il faut à tout prix éviter ce sectarisme, c’est parce que les groupes sont transverses que ça marche. A preuve, les jeunes filles Aveyronnaises réclament au bout de deux ans, une deuxième robe de lozérienne et vice-versa.», argumente Thierry Borel, Lozérien, président de la Bourrée de Paris.

Les“ bourrées“ parisiennes

A Paris, entre les 21 groupes et bourrées affiliés à la Ligue Auvergnate il y en a pour tous les goûts et tous les âges. Certains assurent les cours pour les enfants, c’est par exemple le cas de Pastres et Pastretos ou de Lou Baleiro, scission du premier en 1978. Ce ne fut pas la seule scission, preuve que le folklore n'est pas un long fleuve tranquille ... Il y a par exemple, la Bourrée Montagnarde fondée en 1927 avec ses 80 membres. «C’est le caractère familial qui nous caractérise. Chez nous, tout le monde à sa place, des touts petits aux grands-parents. Il y a un côté passage de témoin entre les générations. » souligne Jean-Pierre Vic, son président, originaire de Saint-Amans des Côts. «Moi aussi, je constate un attrait croissant pour le folklore, je pense qu’il est lié aux 35 heures qui ont dégagé davantage de temps libre.» 

Car faire partie d’une bourrée qui tourne suppose de ne pas compter ses heures. Entre les répétitions, les costumes, les représentations, les enfants qu’on emmène aux cours de folklore, c’est une passion qui réclame d’avoir la foi chevillée au corps. Le passage le plus difficile, c’est l’adolescence, surtout les garçons qui craignent toujours d’être reconnus par des copains et d’être taxés de ringard.

 

 


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Professionnalisme

Le chapeau d’Espalion diffère de celui de Laguiole (ci-dessus à gauche) qui diffère de celui de Rodez… .C’est dans les détails d’un costume que s’expriment les passions des participants d’une bourrée. La plupart des groupes auvergnats ont arrêté leurs époques de représentation au milieu du XIXe siècle. Pour une bourrée qui se respecte, une représentation, c’est d’abord un costume impeccable cousu par des costumières qui s’attacheront à trouver les tissus les plus approchants et auront à cœur de modeler les dentelles. Une bourrée qui se respecte doit également avoir ses cabrettaïres, ses accordéonistes et ses vielleux. Elle a aussi un maître de chant.

C’est enfin des danseurs qui ne porteront “ni montre, ni gourmette, ni à fortiori lunettes de soleil. » explique Eric Naudan, tombé comme Obélix dans la potion à deux ans et demi. Ainsi vont les réputations et la concurrence est sévère sur le plan mondial. Particulièrement du côté des troupes des pays de l’Est, véritables professionnels du folklore. Mais ce n’est qu’à cette condition que l’on peut espérer participer à des festivals internationaux et donc voyager.

 

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