DOSSIER
L'ANNÉE DU SINGE

A PARIS
1- Similitudes parisiennes
2 - Tontines et bistros
3 - Les chinois et les tabacs
4 - Paris mis à mal

AU PAYS
1 - Quel impact sur l'emploi manufacturier ?
2 - Quel impact sur l'artisanat d'art ?
3 - Créativité et sens du commerce
aveyronnais



 

 

 

 

 

 

 

 

 


COMMUNAUTE
 

> L'année de la Chine vue du Pays
LA CRÉATIVITÉ ET LE SENS DU COMMERCE AVEYRONNAIS


Il y a le haut de gamme, il y a également la créativité aveyronnaise qui permet de résister. Ainsi de l’entreprise Amalgam, créée par des Espalionnais sur un concept simple et peu coûteux en investissement : réaliser des plateaux en fleurs séchées et décliner le concept. Au final, une vraie réussite que l’on retrouve dans nombre de boutiques de France.

«Tout le monde ne cherche pas du discount. On peut occuper le terrain du haut de gamme en étant créatif. Mais ça nécessite de très bien connaître son marché et de bien percevoir ses évolutions. Ainsi par exemple, si les meubles aveyronnais sont malmenés, c’est peut-être aussi parce qu’on n’a pas compris que le buffet pour toute une vie appartenait à un temps révolu. J’ai malgré tout l’impression qu’on est au bon endroit pour créer un produit. Il y a une qualité de vie et une bonne image de marque accrochée à l’Aveyron appréciée par les touristes. » explique Samuel Marcilhac, patron de l’entreprise Amalgam (ci-dessus) . « Il y a énormément d’opportunités à saisir, ils sont prêts à passer des accords avec les PME, y compris pour les PME Aveyronnaises, mais s’il faut être prudent, il ne faut pas hésiter à y aller sur place. » encourage pour sa part Yves Censi, même si les conseilleurs ne sont pas les payeurs, le sens de l'expatriation des aveyronnais doublé d'un sens du commerce chevillé au corps ne sont, dans cette hypothèse, que des atouts.

 

 

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Le salut est-il dans le No-No ?
Les gourous du marketing viennent de nous sortir un ultime-concept, le no-no (à ne pas confondre avec le nœud-nœud) qui colle bien à la problématique aveyronnaise. Après le bobo, abréviation de bourgeois-bohème, hippie-yuppi, avec portefeuille à droite et cœur à gauche, le No No est un ultra-bobo qui ne supporte plus la vue d’une marque ou d’un logo tout en voulant afficher sur lui ou chez lui des produits presque uniques.


Toujours selon les gourous, conquérir le No-No c’est l’assurance d’une marge plus que confortable. Le rêve Aveyronnais est donc d’imaginer que les No-No se mettent à déguster des saucisse-aligot à 100 € avec un couteau d’Aveyron sans marque à 500 € dans des assiettes non signées à 300 €, avec des femmes qui auront enlevé leurs gants de Millau à 2000€ la paire (sans étiquette mais que tout le monde aura reconnu). Leurs maisons auront des gouttières en Zinc patinées à Viviez et des cuisines en pièces de chêne uniques réalisées en Rouergue. Mais y aura-t-il assez de No Nos pour faire vivre l’Aveyron ?

 

 

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