> L'année de la Chine vue du Pays
LA CRÉATIVITÉ ET LE SENS DU COMMERCE AVEYRONNAIS
Il y a le haut de gamme, il y a également la
créativité aveyronnaise qui permet de
résister. Ainsi de lentreprise Amalgam,
créée par des Espalionnais sur un concept
simple et peu coûteux en investissement : réaliser
des plateaux en fleurs séchées et décliner
le concept. Au final, une vraie réussite que
lon retrouve dans nombre de boutiques de France.
«Tout le monde ne cherche pas du discount.
On peut occuper le terrain du haut de gamme en étant
créatif. Mais ça nécessite de très
bien connaître son marché et de bien percevoir
ses évolutions. Ainsi par exemple, si les meubles
aveyronnais sont malmenés, cest peut-être
aussi parce quon na pas compris que le buffet
pour toute une vie appartenait à un temps révolu.
Jai malgré tout limpression quon
est au bon endroit pour créer un produit. Il
y a une qualité de vie et une bonne image de
marque accrochée à lAveyron appréciée
par les touristes. » explique Samuel Marcilhac,
patron de lentreprise Amalgam (ci-dessus) . «
Il y a énormément dopportunités
à saisir, ils sont prêts à passer
des accords avec les PME, y compris pour les PME Aveyronnaises,
mais sil faut être prudent, il ne faut pas
hésiter à y aller sur place. »
encourage pour sa part Yves Censi, même si les
conseilleurs ne sont pas les payeurs, le sens de l'expatriation
des aveyronnais doublé d'un sens du commerce
chevillé au corps ne sont, dans cette hypothèse,
que des atouts.
***
Le
salut est-il dans le No-No ?
Les gourous du marketing viennent de nous sortir un
ultime-concept, le no-no (à ne pas confondre
avec le nud-nud) qui colle bien à
la problématique aveyronnaise. Après le
bobo, abréviation de bourgeois-bohème,
hippie-yuppi, avec portefeuille à droite et cur
à gauche, le No No est un ultra-bobo qui ne supporte
plus la vue dune marque ou dun logo tout
en voulant afficher sur lui ou chez lui des produits
presque uniques.
Toujours selon les gourous, conquérir le No-No
cest lassurance dune marge plus que
confortable. Le rêve Aveyronnais est donc dimaginer
que les No-No se mettent à déguster des
saucisse-aligot à 100 € avec un couteau
dAveyron sans marque à 500 € dans
des assiettes non signées à 300 €,
avec des femmes qui auront enlevé leurs gants
de Millau à 2000€ la paire (sans étiquette
mais que tout le monde aura reconnu). Leurs maisons
auront des gouttières en Zinc patinées
à Viviez et des cuisines en pièces de
chêne uniques réalisées en Rouergue.
Mais y aura-t-il assez de No Nos pour faire vivre lAveyron
?