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Claude Chégut : Spectaculaire banquier
aveyronnais
Cet
ancien directeur de la Caisse régionale
de l'Aveyron du Crédit Agricole,
a été sans doute l'un des
banquiers les plus audacieux -et grande
gueule- des années 60, 70 et 80.
Il sort un livre en forme de plaidoyer.
(octobre 2003)
L'histoire
offre de belles coïncidences.
La caisse régionale Quercy
Rouergue du Credit Agricole sapprête
à fusionner avec sa voisine
Sud Alliance.
En juin 2004, une nouvelle caisse
régionale le «Crédit
Agricole Nord Midi-Pyrénées
» regroupant les agences du
Lot, de l'Aveyron, du Tarn et du
Tarn-et-Garonne, va voir le jour.
Or
voilà que parait un livre
dentretiens avec celui qui
fut directeur de la Caisse régionale
d'Aveyron de 1958 à 1986.
Ce franc-tireur au franc parler
a arpenté les pays dAveyron
dans tous les sens pour amener le
crédit à tous les
agriculteurs du Rouergue. Ce fut
surtout un banquier peu conventionnel.
Un banquier spectaculaire
qui a créé, en son
temps, une compagnie daviation,
Air Rouergue, une filiale
dinformatique bancaire, Inforsud,
une filiale parisienne pour récolter
les recettes des tabacs et bistrots
rouergats de la Capitale, la
Caseg.
En Rouergue, ça ruait dans
les brancards. Les relations avec
les responsables du Conseil Général
et ceux du Crédit Agricole
sentaient le gaz.
La
réputation de Claude Chégut
a fini par atteindre la capitale
lorsquil a contré Perrier
dans sa tentative de rachat de Roquefort
Société. Tout simplement
en rachetant en douce les actions
avec les fonds du Crédit
Agricole d'Aveyron sans en toucher
mot à ses supérieurs,
cela afin qe pour que la pâte
persillée reste au pays et
que les éleveurs de brebis
Lacaune continuent dêtre
un peu ?- maîtres de
leur destin.
Aujourdhui, Claude Chégut
avoue dans son livre avoir menti
et avoir fait fi de la voie hiérarchique.
Mais à tout prendre et avec
le recul, il aurait peut-être
mieux fallu pour la France et ses
contribuables plus de Chégut
et moins dHaberer* durant
la décennie 80...
En 1986, cet homme, à lego
surdimensionné et volontiers
polémiste, aux dires de certains
observateurs qui l'ont bien connu,
a payé lardoise de
ses audaces.
*Jean-Yves
Habérer, président du
Crédit Lyonnais entre 1988
et 1992, dont les acquisitions et
autres développements sans
contrôle des autorités
de tutelle ont coûté
aux contribuables français
plus de 15 milliards d'Euros.