COMMUNAUTÉ
Sommaire

 

ILS SONT AVEYRONNAIS
- Claude Imbert
- Yves Censi
- JB. Bros
- Jo Petrucci
- A. Guibert
- Savignac
-I. Auguy
- U. Cancelier
- F. Lépine
- Wally
- G. Girard
-Roger Béteille

SOMMAIRE
1 - Annonces
2 - Les Amicales
3 - Du côté des expatriés
4 - Ils sont aveyronnais

 

COMMUNAUTE
 
> Roger Béteille, géographe, romancier




L’inventeur de la “France du Vide“,
Avant d’être un romancier, Roger Béteille est d’abord un géographe. Ce professeur honoraire de l’université de Poitiers est l’auteur d’un concept qui a fait flores : La France du Vide.
Son passé d’universitaire n’empêche pas cet Aveyronnais d’être à l’affût de tout. Il connaît les Aveyronnais de Paris, pour leur avoir consacré une thèse au terme d'une recherche de douze ans. En cette période troublée, où pour certains, les repères ont tendance à chavirer, Roger Béteille a accepté de faire un tour d’horizon avec nous sur l’Aveyron et les Aveyronnais, et de tracer quelques lignes forces.
Ce romancier a beau aimer son Rouergue, il n’est pas du genre nostalgique et pessimiste. Ce n’est pas non plus un révolutionnaire, ni un fou de réformes. Il attend de voir ce que valent les futurs Pays pour se pronomcer. Son dernier roman, “Les Chiens muets“ est paru en mars 2003 aux Editions du Rouergue.

 

Vous êtes l’auteur d’un ouvrage sur l’Aveyron au XXème siècle, quelles sont les grandes lignes du changement pour ce XXIè siècle?
Il y a une mutation accélérée. Les Aveyronnais, par les médias, perçoivent ce qui se passe à l’extérieur au premier degré. Cela bouscule les traditions. Quant aux jeunes, ils sont aux prises avec l’actualité mondiale. Il y a une mutation du groupe humain aveyronnais entre les jeunes qui sont complètement en phase avec ce qui se passe dans l’actualité et des groupes plus âgés qui ont des racines dans le passé.

(ci-dessus soirée des jeunes Espalionnais de Paris fin mars 2003).


Voulez-vous dire que les jeunes Aveyronnais perdent le sens des racines ?
Il y a un paradoxe dans leurs comportements. D’une part, comme tous les jeunes Français, ils adoptent les goûts musicaux et vestimentaires de leurs époques. D’une autre côté, je suis un peu surpris par cet attachement des jeunes au “micro-local“. Il suffit de voir les fêtes de village qui continuent.
Dans ma génération, lorsqu’on était en faculté, on voulait d’abord s’émanciper vis-à-vis de ses parents et de son milieu. Aujourd’hui les jeunes reviennent en week-end dès qu’ils ont deux jours. Cette juxtaposition d’une espèce de mondialisation rampante et de ce “localisme“ des comportements qui borne certains horizons des jeunes , est paradoxale
La façon dont ils envisagent l’existence a profondément changé par rapport à la génération précédente qui voyait sa promotion sociale par le départ vers la grande ville. Aujourd’hui, les Jeunes sont peut être moins ambitieux même lorsqu’ils sont contraints de partir. (ci-dessous banquet à la fête de village de Mounès).




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