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Février 2003 : Salon de l’agriculture.


Son succès renouvelé révèle notre attachement à la terre. La sacralisation du terroir n’empêche pas la nature de souffrir. Au contraire ! Ainsi le dossier de « Que Choisir » de février 2003 consacré aux pesticides fait froid dans le dos. Certains ont une totale inconscience du préjudice qu’ils causent à la terre. Et les abeilles disparaissent…comme certains petits oiseaux autrefois si courants dans nos campagnes. A commencer par les martinets.
L’Aveyron ne fait pas exception. La croissance des cheptels ovins dans le sud avec la fabrication du Roquefort et des bovins dans le nord avec la viande d’Aubrac, se paye par la contamination des boraldes d’Aubrac ou la disparition progressive des orchidées sauvages des causses- à commencer par l’Ophrys Aveyronensis. Le spécialiste des orchidées sauvages en Aveyron, le flamand Herman Van Looken, installé sur le Larzac depuis dix ans pour vivre près de ses chéries nous en parle.


Et le Bio ? Malgré les discours, il peine à percer. L’alternative réside-t-elle alors dans l’OGM qui limite le recours aux pesticides et nous promet le Meilleur des mondes alimentaire ? Paradoxe rouergat, au pays de Jean-Henri Fabre, pape de l’entomologie et du botaniste Hippolyte Coste, l’une des entreprises les plus en flèche sur l’OGM, est ancrée dans l’histoire de la paysannerie aveyronnaise. C’est RAGT. Alain Fabre, son pdg, explique que le problème OGM sera réglé le jour où l’opinion publique se rendra compte que les OGM permettront de mettre au point des “alicaments“. Mais nombreux sont les Aveyronnais qui croient à un retour de bâton.


En attendant, un steak d’Aubrac ou un bout de saucisson, c’est bon pour le moral. La politique des signes de qualité (AOC etc..) défendue par la Chambre d’Agriculture fait sentir ses effets comme nous l’explique Jean Laurens, le patron de la Chambre d’agriculture qui fait le point sur les dossiers chauds en cours.


Mais la floraison d’appellations (AOC, IGP, Label rouge, etc) renforce parfois la confusion chez le consommateur. Et toutes n’ont pas le vent en poupe. Voir les déboires rencontrés par le saucisson d’Aveyron. Au contraire, la procédure pour l'IGP Aligot de l'Aubrac semble, quant à elle, sur une meilleure voie, car sur place, il y a consensus pour le défendre.